Eléments caractéristiques de la baie d'Audierne.

Dunes de Tronoan, St Jean Trolimon
Dunes de Tronoan, St Jean Trolimon
Etang de Trunvel, Tréogat
Etang de Trunvel, Tréogat

Les points remarquables :

 

A l’horizon se remarquent la pointe de Penmarc’h, Saint Guénolé et le phare d’Eckmühl qui marque la limite du golfe de Gascogne.

 

La chapelle de Tronoën fut élevée sur le site d’un très ancien lieu de culte à Vénus. De style gothique, elle date du XVe siècle.

 

Son calvaire, du XVe siècle également, est l’un des plus anciens des grands calvaires bretons.

 

Etang de Saint Vio. Loc’h ar stang :

 

L’étang de Saint Vio se déverse dans le Loc’h ar stang. Cet étang, ce marais sont bordés par une roselière qui était autrefois exploitée pour fournir le chaume ou de la litière pour le bétail.

 

Le roseau est une plante envahissante qui peut détruire rapidement la végétation environnante. Aujourd’hui un chaumier coupe (« faucardage ») les roseaux pour la confection de toits de chaume. En limitant l’extension des roseaux, le faucardage favorise une des plus grande diversité de milieux.

 

Sur le loc’h ar stang, l’élevage des moutons maintient une végétation rase,de prairie recherchée, par les oiseaux, comme la barge à queue noire pour y nicher.

 

Avifaune : 

 

Le site de la Baie d’Audierne présente une remarquable diversité

d’oiseaux nicheurs ou de passage. La variété des milieux (pelouses rases,pelouses hautes, prairies humides, roselières...) attire de nombreuses espèces d’oiseaux.

 

On peut citer :

 

grèbe castagneux, canard chipeau, canard colvert, foulque macroule,traquet motteux, cisticoles des joncs, mésange à moustache, alouette des champs, gravelot à collier interrompu.

 

L’ero vili, l’usine de triage des galets :

 

L’ero vili ou cordon de galets sépare la dune de la plage pour former le trait de côte. Il s’étire vers le Nord sur 7 kilomètres.

Ce cordon de galets, autrefois imposant (jusqu'à 100 mètres de large) a été largement exploité par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Les galets prélevés étaient destinés à la construction des Blockhaus du Mur de l’Atlantique. Les extractions durèrent 3 ans au rythme de 6 trains partant chaque jour de l’usine de triage de Tréguennec.

En 1948, l’éro vili ne faisait plus que 50 mètres de large. Les

entrepreneurs locaux ont poursuivi les extractions jusqu’en 1968. Cette industrie a considérablement fragilisé le cordon de galets qui, s’appuyant sur les dunes et les marais, ne cesse de reculer sous l’assaut des vagues.

 

Palues et Loc’h :

 

En arrière du cordon de galets s’étend la palue de Kermabec.

 

Le Loc’h ar stang, marais d’eau douce est régulièrement inondé en hiver. Afin d’assurer sa mise en valeur agricole, un réseau de drainage aménagé pour la régulation des eaux au printemps, fonctionna de 1948 à 1966.

 

Abandonné depuis au profit de meilleures terres, le marais subit

à nouveau les inondations hivernales.

Colonisé par la molinie, le choin..., ce milieu humide est propice à la reproduction des canards et de bien d’autres espèces nicheuses.


Gestion hydraulique :

 

La baie d’Audierne constitue un véritable laboratoire hydraulique

expérimental grandeur nature.

L’étude de son système hydraulique permettra de mesurer les

conséquences des  inondations hivernales sur les palues, afin de

contrôler les niveaux d’eau dans les marais .

 

Le but est de diminuer la gêne causée par les inondations aux

agriculteurs tout en favorisant la richesse écologique de la flore et des  populations animales.

Le Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres est propriétaire de 550 hectares dont la gestion est confiée au S.I.V.U de la Baie d’Audierne (Tréguennec, St Jean Trolimon, Plomeur, Penmarc’h).  

Plage du Concasseur, Tréguennec
Plage du Concasseur, Tréguennec